La compagnie

OPERA PAGAÏ est un collectif de comédiens à géométrie variable (de 8 à 50 personnes selon les projets). Depuis la création de la compagnie en 1999 à Bordeaux, nous avons pris l’espace public comme champ d’investigation principal et avons choisi de nous affranchir des habituels formats de lieux et de représentation.

 

Nous pouvons choisir d’agir sur la population non prévenue par des interventions urbaines au long cours, comme nous pouvons embarquer le public dans des propositions théâtrales  « hors les murs » hors normes, des épopées qui peuvent durer jusqu’à une nuit dans une vallée toute entière. Ces endroits à dimensions variables que sont les territoires urbains ou ruraux sont pour nous des espaces de liberté, des terrains d’expérimentation sans cesse renouvelés.

 

Nos créations en espace public sont toujours contextuelles en cela qu’elles sont écrites en prenant en compte à la fois la réalité physique, géographique, architecturale d’un territoire, mais aussi sa dimension culturelle, humaine, sociale (les deux étant bien entendu liés). Nous aimons étudier chaque ville et ses singularités, partir à la découverte de son « patrimoine humain », dénicher dans l’anodin, le singulier et l’universel. Nous nous posons toujours la question : qu’avons-nous à dire ici, que nous n’aurions pas à dire ailleurs ?


Maniant l’ambiguïté entre le véritable et le factice, nous introduisons de la fiction pour révéler la réalité, nous jouons le décalage pour remettre en question l’évidence.  Nos propositions ébranlent les certitudes pour éveiller la curiosité et susciter réflexion et émotion chez celui qui regarde, spectateur ou habitant.


En investissant espaces publics et lieux privés, entre théâtre et faux semblants, revendiquant tendresse et impertinence, nous créons à partir du vivant pour garder les yeux ouverts.

 

"Opéra Pagai n’a pas attendu que le Territoire devienne la tendance du moment pour aller à la rencontre de ces  « indispensables habitants », tous ces voisins condamnés à devenir les coauteurs de projets artistiques…

La compagnie mène ses détournements poétiques comme de véritables entreprises à irresponsabilité bien limitée, tant l’art de s’immiscer dans la réalité et le quotidien est maîtrisé.

Il y a d’une part une attention sincère portée à chacune des personnes rencontrées, celles qui  offrent des bouts d’histoire personnelle ou celles qui ouvrent la porte de leur jardin (secret ou privé), celles qui prennent le temps de parler ou celles qui ne parlent que du temps…

Il y a d’autre part cette capacité à écrire et raconter des histoires, des fictions, qui, si elles sont inspirées du réel et du banal, n’en sont pas moins justes et merveilleuses. C’est un théâtre du sens et du sensible, politique et poétique, qui parle de l’un à tous.

Lors de ces commandes, et sans aucune référence à ce que fut le Théâtre invisible, les comédiens d’Opéra pagai arrivent par leur jeu excellent à troubler la vision d’une réalité approchée, pour amener à l’observer autrement…

Souvent hors d’échelle, tellement c’est barré ailleurs, leurs créations restent à échelle humaine car basées sur le regard que les gens portent sur leur propre vie. Nous, on adore !"  

Philippe Saunier-Borell et Marion Vian, co-directeurs de Pronomade(s) en Haute-Garonne

 

 

"Quelle que soit la forme que prennent leurs spectacles, les membres d’Opéra Pagai jouent la carte d’un nouveau théâtre populaire, intelligent et sensible. Le collectif qui compose la partition s’installe dans un quartier, dans un village. Il observe, rencontre les gens, discute, puis se laisse inspirer par l’esprit des lieux et les histoires entendues pour écrire des spectacles dont les personnages sont plus vrais que nature. Des spectacles qui n’ont pas forcément besoin d’être joués dans un théâtre pour trouver leur public… Une belle manière d’écrire et de faire du théâtre autrement, tout en instaurant une connivence irrésistible avec les habitants, devenus à la fois les personnages et le public de ces pièces d’un nouveau genre.

Pour un théâtre de proximité ?"    

Catherine Blondeau, directrice du Grand T à Nantes

 

 

 

chargement du diaporama
Image buffer 2
Diaporama

Options

Activer le fondu
Temps entre chaque image (en secondes)